Le président du Soudan, Omar Bashir, qui est accusé par la cour pénale Internationale (CPI) pour génocide, lors d’une première visite en Russie, a demandé à Vladimir Poutine de la protection des «actes d’agression des états-UNIS». C’est à cause de la politique de Washington, selon lui, le Soudan s’est divisé en deux parties.

Comme le service de presse du Kremlin, au début des négociations, Poutine a mis l’accent sur le développement des relations bilatérales dans le domaine économique. «Le volume total n’est pas grand, mais le rythme est très bon: dans la dernière année est de 66% et la croissance, cette année, pour les neuf premiers mois, déjà plus de 80%. Le soudan est un gros acheteur de nos grains. Cette année, nous espérons augmenter le volume vendu du grain sur votre marché jusqu’à un million de tonnes», — a noté le président de la fédération de RUSSIE.

En outre, Poutine a souligné que la Russie et le Soudan, il ya de bonnes perspectives dans le domaine de l’énergie, de l’exploration, l’extraction et le partage des ressources. «En général, beaucoup de domaines d’interaction. Nous sommes très heureux de vous voir, et je suis heureux de pouvoir parler de tous ces vecteurs. Suis sûr que votre visite sera bénéfique pour le développement inter-relations», a — t-il résumé.

Bashir, à son tour, a souligné que son pays a une très grande importance du développement des relations amicales avec la RUSSIE. Il a également remercié Moscou «pour la position qu’elle occupe sur les chantiers internationaux».

«Nous pouvons noter la coïncidence des positions sur la plupart des questions. Tout d’abord, nous sommes contre l’intervention américaine dans les affaires intérieures des pays arabes, et en ce qui concerne, en particulier, l’intervention AMÉRICAINE en Iran», a déclaré le président du Soudan.

Ce faisant, il a attiré l’attention sur le fait que les problèmes auxquels fait face à son région, causés notamment par l’ingérence des états-UNIS. «Considérons que la situation qui s’est produite avec notre pays (c’est la situation au Darfour, le Soudan du Sud), — pour les mêmes raisons, c’est la politique américaine», a poursuivi le Bashir.

«Au final, notre pays est divisée en deux parties, ce qui a conduit à une détérioration de la situation, et nous avons besoin de la protection de l’agression des états-UNIS. Nous pensons que la cause de ce qui se passe en Syrie, aussi une intervention américaine. En conséquence, en Syrie, le résultat a été une catastrophe», — a conclu le leader soudanais.

Le secrétaire de presse du président de la fédération de RUSSIE, Dmitri Peskov, en attendant, en réponse à la question que Poutine apprécie les activités de Béchir, accusé par la CPI de génocide, a déclaré que le chef de l’etat rencontre avec le collègue comme avec le président légitime de ce pays. «C’est légitime, le président du Soudan, et dans ce cas, il est le chef de l’etat légitime, c’est pourquoi il vis-à-vis du président vladimir Poutine, russie-soudanaises, de négociation», a expliqué Sables (cité par RIA «Nouvelles»).

La situation au soudan dans la région du Darfour, qui se trouve à l’ouest du pays, considéré comme une des plus grandes catastrophes humanitaires du XXIE siècle. De plus, à ce qui se passe là-bas des défenseurs internationaux utilisent le terme de «génocide», rappelle le TASS.

Durant le conflit entre les rebelles et les forces gouvernementales de 2003 à 2006 dans le Darfour morts, selon diverses estimations, de 180 à 300 millions de personnes. Le nombre de personnes déplacées et de réfugiés s’élève à environ 2,4 millions de personnes.

En juin 2005, la cour pénale Internationale a ouvert une enquête sur un conflit armé, le président du Soudan, Omar Bashir est devenu le premier en vigueur le chef de l’etat à l’égard de laquelle la CPI a émis un mandat d’arrestation.

L’accusation contre lui, poussé par sept points. Dont cinq concernent des crimes contre l’humanité (meurtre, extermination, transfert forcé, la torture, le viol) et deux à des crimes de guerre (attaques contre des civils qui ne participent pas directement aux hostilités, et le pillage) commis entre 2003 et 2008.



Accusé de génocide, le président du Soudan a demandé à Poutine de protection contre les etats-UNIS 23.11.2017